Eglise de Châteauneuf du Rhône

 

La datation de cette église n'est pas précise. Suivant les auteurs, sa fondation aurait eulieu au XIIIème siècle ou plus probablement au XIIème siècle car elle révèle du pur roman provençal.

Edifiée sous le vocable de St Nicolas, patron des mariniers et des enfants, l'église est très bien orientée Est-Ouest, a une nef unique, sans transept ni coupole, voûtée en berceauet divisée en trois travéespar deux arcs doubleaux, avec abside à chevet circulaire extèrieurement, mais qui à l'intérieur forme trois pans qui dessinent de belles aracades s'appuyant sur des colonnettes aux admirables chapiteaux. Cette abside était éclairée par une ouverture haute et étroite, à plein cintreet probablement doté d'un vitrail. 

De puissant contreforts épaulaient les murs à l'extérieur, portes et fenêtres étaientà plein cintre.

Deux chapelles latérales furent ajoutées entre les contreforts speptentrionaux, dont les voûtes sur arête aux arx diagonaux décorés à leur base de figures énigmatiques, accusent nettement le style ogival des XIIIème et XIVème siècles.

La tour massive du clocher aux hautes baiesà plein cintre, s'élève côté Nord, adossée à l'abside comme contrefort. cette tour, remaniée pour diverses causes inconnues(guerre de religion?tremblement de terre?) garde des traces de son ancienne structure et des marches d'escalier visibles à l'exterieur dans le haut de la façade Sud.

L'entrée primitive se trouvait sur la façade septentrionale ouvrant dans l'actuelle rue de la Poterne, alors l'une des deux rues principales du village. Cette entrée masquée en maçonnerie très ordinaire, a été utilisée en sacristie. A l'interieur, le tambour de cette entréefut ensuite transforméen a la petite chapelle où l'on retrouve une Piéta et le blason de la famille De la Mure. Cette transformation à été réalisée après l'ouverture du porche actuel du couchant lors de la construction de la nouvelle route de Donzère.

 

Cette église à vécu de nombreuse vicissitudes:

- les guerres de religion lui firent subir de profondes dévastations et profanations, en particulier le 7 octobre 1567, puis le 24 octobre 1567. Enfin, le 3 novembre 1567, les troupes de Montbrun, après avoir abattu la couverture dallée protégeant les voûtes mettent à l'encan les vases sacrés et ornements sacerdotaux.

   - Après la pacifiquation religieuse opérée par Henri IV, les catholiques remédièrent au plus pressé avec es moyens très limités, donc sans le               soucis de conserver totalement le style primitif et au détriment de la qualité.

    - Consolidation des contreforts du midi par deux chapelles sans style ni grâce.

    - Amoncelement des décombres sur les voûtes pour obtenir la pente nécessaire afin de pôser les tuiles à même les décombres, sans s'inquiéter        du poids considérable des voputes.

    - Construction d'une tribune

    - Murage de fenêtres romanes et percement de baies sans caractère.

    - Le séisme de 1873 ajoutait au desastre : lézardes sur le mur de façade, à la voûte dans l'abside, sur l'arc doubleau voisin, affaisement des arcs        doubleaux qui, de plein-cintre, devenaient anse de panier.

 

L'abbé de Miol, nommé le 31 août 1929, entreprend la reconstruction de l'édifice que vous pouvez admirer aujourd'hui. Une plaque commémorative pérennise sa mémoire et son dévouement.

 

 

 
  
Soutenez l'Eglise et sa Mission
 

Un simple clic suffit !

Par un clic, vous manifesterez votre attachement à l’action de notre Eglise catholique dans la Drôme.

Nous vous remercions de votre geste de soutien à la mission de notre Eglise, de votre Eglise.

 

Aller au haut